12.06.2009

reunion publique du 9 06 2009

Grâce à la mobilisation du collectif (qui aurait pu se nommer arapède, comme le petit coquillage de Mediterrannée qui s'accroche sur le rochers) qui a pu proposer son projet alternatif, la mairie a décider d'organiser un référendum.

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Midi Libre Édition du jeudi 11 juin 2009

La démocratie s'invite dans la rénovation de la place Jaumes

URBANISME

De réunions en pétition, d'opposition

en dialogue retrouvé, l'avenir de la place sera décidé par les habitants C'est pas de la démocratie, ça ? Atmosphère en surchauffe - au propre comme au figuré d'ailleurs -, mardi soir à la Maison de la démocratie, pour la réunion publique relative à l'aménagement de la place François-Jaumes. Face à l'affluence, les chaises ne savaient plus à quel séant se vouer et les oreilles bandaient leurs pavillons pour capter les mots (souvent) de la colère.

Car voilà, la transformation programmée de ce (petit) poumon vert de la rue de la Méditerranée cristallise depuis des mois - et même des années - les divergences entre habitants du quartier. Au coeur du problème, en tout cas au début : les cinq acacias, au destin funeste désormais scellé. Des robiniers en fait, a-t-on appris ce soir-là, devenus les arbres de la discorde.

L'enfer étant pavé de bonnes intentions, tout est parti pourtant d'un désir louable de Mare Nostrum, l'association de quartier, d'améliorer le cadre de vie au quotidien. Las, le projet municipal ayant très vite, mine de rien, tiré un trait sur les cinq feuillus, le vent de la fronde s'est levé et a soufflé fort, malgré la promesse de voir d'autres essences replantées, et en double en plus.

Au point de mettre sur pied une rénovation alternative, de provoquer des contre-expertises sanitaires ; au point d'aboutir à ce débat public où les deux élus, Serge Fleurence et Patrick Vignal, ont fait une large place, dans la salle et au pupitre de projection, aux membres du collectif - ah, ce Printemps de la démocratie ! -, alors que tout semblait bouclé et les appels d'offre pour les travaux prêts à être lancés.

Pour le premier adjoint, pourtant, il ne fait pas un pli que « les arbres sont malades », dont un sans rémission possible et que la nouvelle organisation de la circulation sur la place permettra « de contraindre le trafic automobile », le faisant chuter de moitié avec « 205 véhicules par heure en période de pointe contre 430 actuellement. Ce surcroît de tranquillité donnera la possibilité de basculer le secteur en zone 30. » Entre autres critères.

Pour Frédéric Baldy, au nom du collectif, pas de doute non plus sur le refus de voir « cette voie carrossable qui coupe la place au milieu et entraîne l'abattage des acacias ». L'idée étant d'agrandir la place sans fermer (ou quasi) la rue Lamartine, mais en grignotant sur la rue Isidore-Girard. Tout en rajoutant des bancs, des jeux pour enfants et tout en conservant lesdits robiniers - d'accord, il y en a un mal en point - et la cabine téléphonique.

Si les questions du public ont parfois relégué les arbres au rôle de vague toile de fond, évoquant surtout les problèmes de déjections, de drogue et autres poubelles, nombre d'entre elles ont pointé avec pertinence le problème des flux de circulation.

Mais c'est dit, Serge Fleurence l'a assuré, le sort de la place Jaumes est entre les mains de ses habitants. À eux désormais d'arbitrer ...

Diane PETITMANGIN

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Aux urnes, habitants ! Alors que la remise en cause du dossier, sur lequel ses services ont longuement planché, semblait fortement l'agacer, Serge Fle...

Aux urnes, habitants ! Alors que la remise en cause du dossier, sur lequel ses services ont longuement planché, semblait fortement l'agacer, Serge Fleurence, le premier adjoint, semble s'être laissé convaincre. D'abord d'organiser et de participer à cette réunion publique. Puis, à l'issue de celle-ci, de laisser la vox populi décider de l'avenir. Il a ainsi conclu le débat en soulignant combien il avait été « intéressant » , au point d'intégrer dans le projet municipal certaines des propositions faites par le collectif Sauvons les arbres (jeux pour enfants, bancs supplémentaires...). Avant d'ajouter : « On va faire de la démocratie jusqu'au bout. D'ici deux à trois semaines, on va venir sur la place Jaumes avec une urne et les habitants viendront se prononcer sur les deux projets pour décider qui l'emportera. » Avant le vote, chaque riverain se verra distribuer le projet modifié de la Ville et celui du collectif, « ainsi qu'un plan de circulation clair et net » . Suspense...

 

RÉACTION La place Jaumes, symbole de la démocratie

La place Jaumes, symbole de la démocratie Les impressions des membres du collectif, au lendemain de la réunion, sont... mitigées. Certes, la place est devenue le symbole de la démocratie participative, mais « après avoir multiplié les rencontres, entendu différents sons de cloche, on est un peu épuisés et méfiants. » Surtout, les "opposants" regrettent que la circulation ait été évincée du débat, « alors qu'elle fait partie du problème. Avec la solution municipale, on déplace le flux des voitures vers d'autres rues, etc. - où il existe déja beaucoup de problèmes. » Sans parler des anciens Assedic bientôt transformés en cité judiciaire... « Il faut aussi s'entendre sur la définition du périmètre du quartier. Qui pourra voter ? Les parents d'élèves et les artisans et commerçants aussi ? » Dans trois semaines, ce sont les vacances... Qui sera encore là ?

 

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