30.09.2009
CONFERENCE DE PRESSE
LUNDI 28 SEPTEMBRE
18H30
AU BAN DES GOURMANDS
PLACE CARNOT
CONFÉRENCE DE PRESSE
AVEC LE PROFESSEUR
FRANCIS HALLÉ
BOTANISTE
ET BIOLOGISTE
AU SUJET DE LA PLACE JAUMES
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Midi-Libre / Édition du mercredi 30 septembre 2009
Le botaniste Francis Hallé
défend les acacias de Jaumes
« Quand un organisme vivant est malade, il faut le soigner, pas le tuer ! » Littéralement « scandalisé par cet abattage », le professeur Francis Hallé, éminent biologiste, n'a pas mâché ses mots, lundi soir, lors de la conférence de presse du collectif Sauvons la place (1). Soutien de poids depuis le mois de juin et sa visite auprès des acacias de la place François-Jaumes, ce botaniste de renom a planté ses racines dans le débat. Sans doute de façon durable.
Car voilà, dans ce feuilleton autour du devenir de la place et de ses ombrages, le collectif, qui a remporté la mise lors du référendum de juin dernier (lire nos précédentes éditions), veut voir son projet alternatif d'aménagement appliqué à la lettre. Soit sauver les arbres, tous les arbres, quand la municipalité, pour cause de maladie pour deux d'entre eux ou de fin de vie annoncée, entend les envoyer ad patres. Et même la promesse de planter, en nombre supérieur, des acajous de Chine, n'a pas l'heur de plaire. « On nous assure qu'ils auront 20 cm de circonférence mais 20 cm, ça signifie planter des manches à balai qui mettront cent ans à faire de l'ombre. C'est sûr, à planter des miniatures, ça demande beaucoup moins d'entretien... » Surtout, ce que les membres ne digèrent pas, c'est... le silence radio. Voire la friture sur les ondes : « On n'a aucune communication officielle, on ne fonctionne qu'avec des rumeurs et des infos contradictoires. Un jour, on coupe, le lendemain, non. Depuis juillet, on demande un rendez-vous au maire afin de travailler sur le projet avec les services municipaux, comme c'était prévu et on reste sans réponse. » Réclamant « simplement » que son plan B soit appliqué, le collectif déplore « que les arbres soient devenus un enjeux politique », avec des élus soupçonnés de régler leurs comptes à travers ce dossier. « Pour que la démocratie participative ne soit pas seulement un slogan le temps d'un printemps, il faut qu'on arrête de nous mener en bateau. »
Diane PETITMANGIN
Ancien prof de botanique à la fac de Montpellier, il a dirigé les missions scientifiques du Radeau des cimes, sur les canopées tropicales, de 1986 à 2003.
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Le jounal de 7L TV du 29 septembre 2009
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Chicxulub
Magazine d'informations independant / Montpellier & régions / oct-nov 2009/ n°22
page 10 à 13
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